Longtemps perçu comme un bastion masculin, le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) au Bénin est en train de vivre une mutation profonde.
Sur les chantiers, dans les bureaux d’études et même à la tête d’entreprises, les femmes béninoises s’imposent désormais comme des actrices incontournables du développement national.
Elles posent les briques, dirigent les équipes, conçoivent les plans et managent les projets.
Cette révolution silencieuse traduit non seulement un changement de mentalité, mais aussi une nouvelle vision du BTP béninois, plus inclusif et plus moderne.
1. Une lente conquête du terrain
Il y a encore dix ans, il était rare de voir une femme sur un chantier, casque vissé sur la tête et plan à la main.
Aujourd’hui, la réalité est toute autre : les écoles techniques, les universités et les centres de formation accueillent de plus en plus de jeunes filles dans les filières génie civil, architecture et topographie.
Elles représentent une nouvelle génération de professionnelles, prêtes à bousculer les codes d’un secteur qui, autrefois, leur semblait interdit.
À Cotonou, Abomey-Calavi, Parakou ou Porto-Novo, elles sont désormais ingénieures, conductrices de travaux, géomètres, dessinatrices ou cheffes d’équipe.
Leur présence n’est plus une exception, mais un signe d’évolution sociale et économique.
2. Le BTP, un levier d’autonomisation féminine
Le BTP est l’un des rares secteurs capables d’offrir aux femmes une autonomie économique durable.
Contrairement à d’autres métiers précaires, les carrières techniques ouvrent la voie à une reconnaissance professionnelle et financière réelle.
Les femmes qui s’y engagent prouvent chaque jour qu’elles peuvent exceller dans des fonctions exigeantes — parfois même mieux que leurs homologues masculins, grâce à leur rigueur et leur sens du détail.
Selon les données de plusieurs organismes de formation, les femmes diplômées en génie civil trouvent aujourd’hui un emploi en moins de six mois après leur sortie.
Une statistique encourageante dans un pays où le chômage des jeunes reste élevé.
3. Le regard des entreprises change
Les grandes entreprises béninoises du BTP commencent à comprendre qu’intégrer les femmes dans leurs équipes n’est pas un acte social, mais un atout stratégique.
Les femmes apportent une meilleure organisation, une communication plus fluide et un management plus collaboratif.
Chez DÔKÜN SARL, cette conviction est déjà mise en pratique.
L’entreprise encourage la mixité sur ses chantiers et valorise la compétence avant le genre.
Des techniciennes y occupent des postes clés dans le suivi de projets, la gestion administrative et la coordination des travaux.
Cette ouverture favorise un climat de travail équilibré et performant.
4. Briser les clichés et inspirer la jeunesse
Les stéréotypes persistent encore : “le BTP, c’est physique”, “ce n’est pas un métier pour les femmes”, “elles ne tiendront pas sur le terrain”.
Mais chaque jour, ces clichés s’effritent.
Des femmes ingénieures béninoises signent des plans, supervisent des chantiers, négocient des contrats.
Elles deviennent des modèles pour les jeunes filles qui hésitent encore à choisir une voie technique.
Des initiatives locales, soutenues par le ministère de l’Enseignement technique et certaines ONG, promeuvent désormais la formation des femmes dans les métiers du bâtiment.
Et les résultats sont concrets : la présence féminine dans le BTP a triplé entre 2015 et 2025.
5. Les défis qui demeurent
Malgré les progrès, les obstacles restent nombreux :
- accès limité aux financements,
- inégalités salariales persistantes,
- manque d’équipements adaptés,
- et parfois une sous-estimation de leurs compétences sur le terrain.
Ces difficultés freinent encore la pleine intégration des femmes dans la filière.
Mais elles ne reculent pas.
Grâce à la solidarité entre femmes professionnelles, à la formation continue et à l’appui d’entreprises responsables comme DÔKÜN SARL, les lignes bougent.
6. DÔKÜN SARL, un acteur engagé pour l’inclusion
Chez DÔKÜN SARL, la diversité n’est pas un slogan, c’est une stratégie de développement.
L’entreprise estime que la performance d’un chantier dépend aussi de la diversité des talents.
Elle soutient l’intégration de jeunes femmes dans les équipes de conception, d’ingénierie et d’administration.
Au-delà des chiffres, c’est une philosophie d’entreprise : permettre à chacun, homme ou femme, de bâtir, de progresser et de contribuer à la qualité des ouvrages réalisés.
Cette approche inclusive fait de DÔKÜN un modèle de modernité et d’équité dans le paysage du BTP béninois.
7. Le BTP féminin, une force pour demain
L’avenir du BTP béninois sera collectif ou ne sera pas.
Les femmes, par leur compétence et leur détermination, redéfinissent les contours d’un métier longtemps perçu comme masculin.
Elles rappellent que construire le pays n’est pas une affaire de muscles, mais de vision, de méthode et de courage.
Et si le changement ne se fait pas dans le bruit, il se voit déjà dans le béton, la poussière et la précision des chantiers où elles travaillent, chaque jour, avec la même exigence que leurs pairs.



